Lettre ouverte à Chimamanda Ngozi Adichie

Chère Chimamanda,
Je me permets de te tutoyer et
de t’appeler simplement par ton
prénom. Sache que si j’ose cette
familiarité, c’est parce que j’ai le
sentiment de bien te connaître
depuis plusieurs années. Cela
peut paraître étrange, alors je
m’explique.
Beaucoup te connaissent pour
tes essais, Nous sommes tous
des féministes ou Chère Ijeawele.

Pour ma part, je t’ai découverte
il y a bientôt cinq ans à travers
ton roman Americanah, que je
considère être à l’origine de mon éveil
personnel et surtout littéraire.
Pourtant, rien ne me destinait à
te découvrir, ni toi ni tes écrits. Il y a
quatre ans, je lisais pour la première
fois une autrice africaine – toi – et je
découvrais pour la première fois des
protagonistes qui me ressemblaient,
aussi bien physiquement que par
leurs expériences. Je pense d’ailleurs
que c’est à ce moment que j’ai réalisé
pleinement le besoin et l’importance
de la diversité dans notre paysage littéraire.
Auparavant, je n’avais jamais
pu m’identifier à des héroïnes ou à héros de romans.
J’ai dû attendre d’avoir 18 ans avant que cela n’arrive,
et pour avoir lu et entendu des échos similaires,
je sais que je ne suis pas seule dans ce cas…

© Nolwenn Veillard

Découvrez en intégralité la « Lettre ouverte à Chimamanda Ngozi Adichie », dans le numéro 4 d’Ex Nihilo.

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